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Presse

Marie-Nuage et Audrey auteures et professeures à l’élémentaire Paris

auteursArticle paru dans la Revue municipale Boulogne-Billancourt Information numéro d'octobre 2008, par Sabine Dusch.

 

Elles s’appellent Marie-Nuage Giudicelli et Audrey Jacqmin.
Leur particularité ? Toutes les deux sont professeures des écoles à l’élémentaire Paris de Boulogne-Billancourt. Ensemble, elles viennent de  cosigner un conte pour enfants, ludique, didactique et magnifiquement illustré.

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En plus de leur métier, Marie-Nuage et Audrey présentent plusieurs points en commun. Leur âge d’abord, 33 ans, leurs jeunes élèves  boulonnais de CE1 et aujourd’hui un conte signé à quatre mains. Un livre particulier, tendance pédagogique puisqu’il s’agit d’un ouvrage plus précisément destiné aux enfants dyslexiques ou éprouvant des difficultés de lecture. Les deux jeunes femmes avouent être parties d’un simple constat. «Contrairement à certains pays anglosaxons, nordiques ou d’un état comme le Canada par exemple, nous avons remarqué qu’en France, il existait peu de littérature adaptée dans ce domaine.» La suite, c’est l’élaboration d’un livre réalisé en collaboration avec des professionnels du secteur tels la responsable du département d’orthophonie de l’hôpital de la Salpêtrière ou encore la co-présidente de l’association APEDA-France (Association française de parents d’enfants en difficulté d’apprentissage du langage écrit et oral.) « Nous avons donc conçu ce livre de conte “facile à lire seul” à l’attention des enfants qui éprouvent des difficultés de lecture mais aussi pour les enfants
dyslexiques, racontent Audrey et Marie-Nuage (...). Il devrait permettre à ces jeunes lecteurs de prendre confiance en eux, d’apprendre le plaisir de lire. Tel est l’objectif que nous recherchions pour ces enfants qui sont aujourd’hui en souffrance par rapport à la lecture. »


Objectif : la lecture plaisir !

Leur livre raconte l’histoire de Victor, un petit garçon qui a peur du noir mais qui « possède » des amulettes. Un mot qu’elles ont sciemment employé puisque souvent confondu avec... allumettes! « Nous l’avons choisi volontairement pour inciter les lecteurs à faire attention. Si nous avons utilisé le mot amulette, ’est parce que selon l’orthophoniste, il ne fallait pas enlever toutes les difficultés et tout simplifier. Il fallait enrichir le vocabulaire de ces enfants. » Dans ce manuscrit, tout a été pensé. Du texte à la mise en page en passant par des dessins parlants et attractifs.
« Les phrases sont courtes, le fond est blanc cassé afin de faciliter la lecture. Certains mots sont redondants pour aider les enfants à la reconnaissance. D’autres mots, plus difficiles  déchiffrer, ont été découpés par syllabes en différentes couleurs. Le temps du récit est au présent, les lecteurs sont interpellés afin de avantage les impliquer dans l’histoire, un lexique en bas de page explique les mots compliqués, relatent les deux auteures. En ce qui concerne la typographie, la taille des caractères et des interlignes est plus importante que d’habitude. Chaque chapitre a un titre qui est repris en gras dans la première phrase afin d’anticiper et d’aider à la compréhension du texte. Les illustrations sont placées face au texte pour ne pas interférer avec la lecture. Elles sont importantes pour ces lecteurs qui redoutent l’écrit. » Phrases courtes, taille des caractères lus gros que d’habitude, lexique en bas de page, etc. Les lecteurs sont constamment interpellés, attirés. Le plus ? À la suite de ce premier récit, les Éditions AUZOU ont décidé de créer la collection « Délie mes mots », à destination notamment des enfants dyslexiques.
« Nous travaillons notre deuxième conte “Malo et le défi de Carabelle” qui paraîtra au premier trimestre 2009 et qui s’adressera à un public d’enfants du cours moyen jusqu’au collège. » concluent les deux institutrices boulonnaises tout sourire. On en redemande !